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L'histoire de la 505ème division blindée

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L'histoire de la 505ème division blindée

Message par Admin le Jeu 29 Jan - 18:48

Article extrait du hors série: Bataille & Blindé dédié au célèbre Tiger

SCHWERE PANZER-ABTEILUNG 505 : constituée le 23 janvier 1943

AS (nombre de chars ennemis détruits)
Oberleutnant Wlihelm Knauth : 68
Oberfeldnebel Heinz Mausberg : plus de 50
Leutnant Horst Krönke : 50 dont une partie avec la 503

Palmarès
Plus de 900 chars ennemis détruits pour 126 Tigers perdus.

Insigne



L’insigne au taureau est porté jusqu’au début de 1944. L’emblème au chevalier chargeant est présent sur les Tiger I et II à partir de l’été
1944 sur la tourelle sur un espace rectangulaire nettoyé de sa Zimmerit (revêtement amagnetique pour empêcher de coller des mines sur les chars)
A noter que la couleur du chevalier n’est pas forcément celle de la compagnie.

Histoire

C’est le 23 janvier 1943 que la schwere Panzer-Abteilung 505 est constituée dans le Wehrkreis III (région territoriale de Berlin) à partir du
personnel de deux compagnies des 3. Et 26. Panzer-Divisionen.
Initialement créée pour être engagée en Afrique du Nord, elle est reconfigurée en février pour le front de l’Est. Son Kommandeur est le
Major Sauvant. S’ajoute le 3 avril une troisième compagnie prélevée sur la 2. Panzer-division. La « 505 » est alors un véritable panachage
d’éléments très expérimentés et d’autres de faible valeur combattive : les hommes venant des 2. Et 3. Panzer-Divisionen ont connu les
campagnes de Pologne et de France avant celles des Balkans et de l’Ostfront, où ils ont combattu à Minsk, Kiev, Moscou ou Kharkov. La
26. Panzer-Division par contre a été constituée en France et ses équipages n’ont connu que la morne vie d’une unité d’occupation à
Amiens…
Le bataillon reçoit au printemps 1943, 20 Tiger et 25 Panzer III Ausf. L à canon de 5cm et peut commencer son entraînement qui dure
jusqu’au 30 avril. Le lendemain tombe son lieu d’affectation : la région d’Orel au sein de la Heeresgruppe « Mitte ». Les deux premières
compagnies partent immédiatement par trains.



Inspectée par le Generaloberst Model, Kommandeur de la 9. Armee, début mai 1943, il est alors décidé que l’Abteilung a besoin d’être
totalement refondue : tous les Panzer III doivent être remplacés par des Tiger, malgré l’avis des hommes sur le terrain qui trouvent une
grande utilité par char moyen, plus mobile que son remplaçant. Cela autorise tout de même un effectif de 45 chars lourds pour le
bataillon qui perçoit donc, durant l’été, 11 nouveaux Panzer VI pour devenir pleinement opérationnel. En juin, les excercices s’enchaînent
dans la région de Chotetowo et 14 autres Tiger sont réceptionnés.
Rattachée en mai à la Panzer-Division, la « 505 » forme pourtant fin juin la Gruppe « Saucken » avec la 5. Panzer-Division pour des
missions de sécurisation. Début juillet, l’unité connaît enfin le feu puisqu’elle reçoit l’ordre de rallier et d’intégrer le XXXXVII. Panzer-Korps
du General der Panzertruppen Lemelsen.



Ce dernier se concentre au sud d’Orel en prévision de l’opération « Zitadelle ». Le Panzer-Korps est effectivement le fer de lance de la
pince Nord du dispositif allemand et doit percer jusqu’à Koursk. Cependant, le bataillon lourd est encore en pleine réorganisation lorsque débute l’offensive. La Schwere Panzer-Abteilung 505 n’étant pas prête à temps, son absence est compensée par le rattachement de la Panzer-Kompanie
312 (Funklenk) avec ses engins de démolition Borgward B IV chargés chacun de 500kg de TNT.

Les deux premières compagnies de la « 505 » partent à l’assaut le 5 juillet à 9h30 et servent d’ouvre-boîte aux Infanterie-Divisionen
qu’elles précèdent. Les Tiger ouvrent rapidement une brèche dans les lignes de la 13è armée soviétique en détruisant 42 T-34 pour la
perte de 6 chars, du fait des mines, et la mort du Hauptmann Riedesel commandant de la 1. Schwere Panzer-Abteilung 505. L’Abteilung
avance si vite que la percée ne peut être exploitée par les troupes à pied et que l’opportunité d’écraser les forces soviétiques présentes
dans le secteur est perdue. C’est à cette époque qu’apparaissent les barbelés sur les blindés du bataillon pour empêcher les Frontoviki de
grimper sur leur superstructure, ainsi que les troncs de désembourbage pour avancer malgré les pluies et un terrain « mou ». Au second
jour de l’offensive, l’unité, rattachée à la 2. Panzer-Division, participe à l’annihilation de la 107è brigade blindée russe : en quelques 3
minutes, 46 chars sont détruits sur 53 avant l’engagement. La cote 238.5 est conquise à la nuit tombée. En deux jours, les Tiger ont
éliminé 109 chars ennemis pour 14 des leurs mis hors d’état par des mines et par une contre-attaque des fusiliers de la 70è division de
fusiliers de la Garde.
Au 7 juillet, 27 chars sont immobilisés, mais seulement 2 sont totalement détruits. Toutefois les pièces détachées ne sont pas en nombre
suffisant et les réparations n’ont pu commencer qu’au soir du 6 juillet. Le 8, la 3. Schwere Panzer-Abteilung 505 (Oberleutnant
Barkhausen) rejoint enfin ses consoeurs avec ses marquages tropicaux d’origine : il est temps il ne reste plus que 3 chars opérationnels !
Le lendemain, la « 505 » est mise en réserve et peut ainsi réparer et procéder à une maintenance basique des moteurs. Elle reprend du
service le 10 juillet avec 26 Tiger et 13 Panzer III opérationnels pour l’offensive de la dernière chance sur Teploïe. L’attaque ayant échoué,
le bataillon passe sur la défensive le lendemain. Le 14 juillet, alors que l’opération « « Zitadelle » est définitivement annulée, il ne lui reste
plus que 20 chars lourds en état de combattre ; la « 505 » n’a perdu que 5 blindés lourds et a détruit 110 chars durant l’offensive vers
Koursk. Le ratio des pertes est impressionnant : plus de 36 chars russes pour chaque Tiger détruit pendant la phase d’assaut !



A partir du 15, le bataillon doit faire face à la puissante contre-offensive soviétique : l’opération « Koutouzov ». Deux Tiger vont ainsi
montrer l’impressionnante allonge de leur canon de 8.8cm en détruisant 22 chars russes qui s’étaient imprudemment avancés dans les
lignes allemandes. Entre le 15 et le 17 juillet, la « 505 » détruit 54 chars pour 2 Tiger perdus au combat, soit un ratio de 27 contre 1 en
défensive, alors même que le taux de disponibilité des engins est catastrophique, stagnant autour de 45% en juillet. La « 505 » pourra
compter au mieux sur 29 Tiger opérationnels le 8 juillet, jour de l’arrivée au front de la 3. Kompanie…
Le bataillon perd cependant 4 autres Tiger avant le 31 juillet. Pendant quinze jours, elle est en effet engagée comme « pompier du front »
du côté de Smolensk pour permettre à différentes divisions de s’installer sur leurs positions défensives ou pour s’opposer à la pénétration
d’éléments soviétiques dans le dispositif de l’Ostheer.



Le 1er août, 4 Tiger seulement sont encore en état de combattre ! A cette date, l’unité a encore plusieurs Panzer III opérationnels et ils
sont finalement détourellés pour être convertis en transports de munitions : malgré le mécontentement du Haut-commandement, les
tourelles sont remplacées par de grossiers cadres ronds bâchés et grillagés s’ouvrant facilement pour remplir l’intérieur de la caisse. Le 4
août, la 3. Schwere-Abteilung 505 prend part à l’assaut sur la rivière Kroma près de Glinki, où elle détruit 19 chars ennemis en deux jours
pour la perte d’un Tiger. La bataille de Smolensk fait alors rage et le bataillon est sur la brèche jusqu’au 13 août, éliminant encore 28
blindés soviétiques jusqu’à ce que son Kommandeur soit blessé et remplacé à la fin du mois par l’Hauptmann von Karlowitz. L’unité part
alors en maintenance puis est rattaché à la 20. Panzer-Division comme force de réserve et ensuite à la 129. Infanterie-Division.



Les combats sont rares et seulement 3 chars soviétiques sont détruits avant que, le 16 septembre, l’Abteilung soit transférée dans le
secteur de Roslavl-Smolensk pour endiguer l’avancée ennemie. Elle n’est plus composée que d’une petite trentaine de Tiger
opérationnels qui détruisent tout de même 26 T-34 lors d’une incursion russe qui tourne court le 18 Septembre 1943. Jusqu’à la fin du
mois, les blindés sont éparpillés seuls ou en petits groupes sur la ligne de front pour renforcer les positions défensives autour de
Smolensk. Les T-34 sont tenus à distance et, le 27 septembre, après la chute de Smolensk et Roslavl, l’unité perçoit 5 nouveaux Panzer VI,
portant leur nombre en opération à 30. Après stabilisation du front en octobre, les différentes compagnies sont renvoyées d’un bout à l’autre des lignes défensives allemandes de Smolensk sans avoir le combat.

Les engins passent à l’offensive le 18 octobre au nord de Chwoschno : les Soviétiques arrêtent rapidement la progression allemande et la
« 505 » perd dans l’histoire 3 engins, 9 autres sont fortement endommagés. La fin de l’année 1943 est calme et le bataillon est transféré
le 23 décembre à Vitebsk, où il arrive trois jours après. Il n’a alors plus que 23 chars, soit à peu près la moitié de sa dotation théorique, ce
qui ne l’empêche pas de revendiquer 446 chars ennemis détruits entre le 5 juillet 1943 et le 31 janvier 1944 ! L’oberleutnant Knauth
revendique à lui seul 15%...



1944

Il faut dire que le mois de janvier a été particulièrement profitable durant le retrait allemand sur le Dniepr, avec une soixantaine de
blindés russes éliminés dans la région de Nowo et d’Orcha, où la « 505 » met encore hors de combat une quarantaine d’engins adverses
en février 1944. L’unité joue donc un rôle défensif majeur avec la 3. Panzer-Armee dans la région de Vitebsk. Elle y perd d’ailleurs en six
semaine 25% de la puissance : à la mi-février, il ne lui reste que 18 Tiger. Le 12 mars, l’unité est transférée dans sa totalité à Orcha pour
être rattachée à la 4. Armee de Heinrici et elle s’installe sur de solides positions défensives.
En avril, l’Abteilung reçoit enfin du matériel neuf. D’abord, 7 semi-chenillés de transport de troupes le 4 pour son peloton de
reconnaissance, puis 11 Tiger entre le 13 et le 25. Un mois plus tard, le 26 mai, sont livrés 12 autres chars lourds ainsi
Qu’un Bergepanther, puis encore 1 Tiger le 1er juin, ce qui monte les effectifs à 51 blindés le 17 juin quand la « 505 » récupère 9 engins
jusqu’ici en réparation.
Lorsque la Starka lance son offensive d’été, l’opération « Bagration », le 22 juin 1944, la « 505 » est donc bien mieux équipée que l’année
précédente. La Heeresgruppe «Mitte » l’envoie appuyer la 5. Panzer-Division au nord-est de Borisov pour garder ouverte la principale
route Minsk-Orcha et pour défendre les ponts sur la Berezina. Elle est immédiatement engagée dans la région de Bobr pour ralentir le
plus possible le rouleur compresseur soviétique, en l’occurrence la 11è armée de la Garde du 3è front de Biélorussie.







En trois jours du 27 au 30 juin, elle détruit environ 70 chars russes dont 1 KV-85 pour la perte de 9 Tiger. Son mordant au combat permet
aux éléments allemands de se retirer en bon ordre avant que les soviétiques ne prennent pied à l’ouest de la Berezina, en perçant au
nord et au sud de Borisov. La 29, la 1. Schwere Panzer-Abteilung 505 est momentanément encerclée et, à court de munitions, doit
attendre l’appui de ses consoeurs pour se dégager dans la nuit. Le bataillon se replie et se positionne au nord-ouest de Minsk, avant de
contre-attaquer localement et de monter des opérations défensives début juillet autour de Molodechno. Ces actions sont limitées de par
le taux catastrophique de disponibilité des Tiger et, le 7 juillet, Iran repart à la assaut, coupant les lignes de communication de la « 505 ».
Le bataillon est dispersé en petits groupes et doit reculer avec des pertes importantes : 12 chars sont perdus au 7 juillet, ayant dû être
détruits par leurs équipages avant qu’ils ne tombent aux mains de l’adversaire, l’unité ne peut alors plus compté que sur 30 chars
opérationnels qui retraitent sur 200km à l’ouest de Minsk. Durant « Bagration », le bataillon aura détruit 128 blindés ennemis pour la
perte de 21 des siens, soit un ratio de 6 pour 1.
Comme l’Abteilung a particulièrement souffert, l’OKH ordonne qu’elle soit rééquipée au plus vite en Panzer VI Ausf.B.
Renvoyée en Allemagne, elle reçoit à Ohrdruf en Thuringe, 45 de ces nouveaux chars lourds entre le 26 juillet et le 29 août. La prise en
main est laborieuse à cause de nombreux problèmes d’ordre mécaniques.



Les Tiger II ne sont pas encore très fiables et l’unité subit ses premières pertes : 3 d’entre eux prennent feu lors des essais et sont
entièrement détruits. Ils ne seront remplacés qu’en septembre et, pour prévenir tout autre incident, les équipages vont travailler en
étroite collaboration avec les ingénieurs de Henschel envoyés sur place pour les derniers réglages.

Le 10 septembre, le bataillon est transféré en Prusse orientale à Nasielsk et passe sous le commandement de la 2. Armée. Rattachée
successivement à la 24. Puis à la 3. Panzer-Division, il lutte au côtés de la schwere Panzer-Abteilung 507 pour éliminer la tête de pont
soviétique sur la Narew. Aux prises avec la 65è armée de Batov, le bataille contre-attaque le 21 septembre puis le 4 octobre, détruisant
26 T-34 et 1 JS pour la perte de 3 Tiger. 22 autres chars russes sont mis hors de combat le lendemain, mais 2 mastodontes doivent être
incendiés par leurs équipages pour ne pas tomber intacts aux mains de l’ennemi. Le 16 Octobre, le bataillon stoppe la percée soviétique
dans le secteur de la 561. Volks-Grenadier-Division et élimine 67 autre blindés en trois jours, avant de reculer sur ses secondes lignes La
« 505 » a alors encore 37 engins opérationnels, mais ils ne sont plus que 18 le 1er novembre.



1945

Les semaines qui suivent voient de nombreux combats retardateurs en Prusse orientale et l’unité aborde l’année 1945 avec 34 Tiger : les
ateliers de campagne font encore des merveilles pour la maintenance des véhicules. La progression soviétique est par contre irrésistible
et l’Abteilung doit abandonner du terrain, en particulier la tête de pont de Norkitten. Elle peut cependant encore porter de sérieux coups
d’arrêt aux forces blindées russes, comme celui du 24 janvier 1945 près de Tapiau où une trentaine de chars sont détruits. Les combats
sont quotidiens et la « 505 » revendique 116 blindés et 74 canons entre le 19 janvier et le 5 février



A cette date, ses effectifs ont par contre fondu : il ne lui reste que 13 Tiger II, les autres sont irrémédiablement perdus. En collaboration
avec les maigres restes de la récente « 511 » (ex 502), elle bataille autour de Königsberg en février, permettant à la ville d’être évacuée
avant l’arrivée des Soviétiques. En avril, la fin est proche : le bataillon n’a plus que 12 engins opérationnels : les équipages restants
forment une unité à pied de chasseurs de chars jusqu’à ce que les 4 derniers Panzer VI Ausf.B cassent ou soient détruits au combat le 15
avril 1945. La plupart des hommes se rendent alors à l’armée rouge.
L’épopée de la 505 aura duré 813 jours, soit 2 ans et presque 3 mois. Durant cette période, elle revendique environ 900 chars détruits
pour un total de 126 Tiger perdus, soit un ratio de 19 pour 1 au combat et de 7 pour 1 en prenant en compte les Tiger sabordés par leurs
équipages. Ces derniers sont d’ailleurs plus nombreux (62, soit 49%) que ceux perdus directement du fait de l’ennemi. Ce qui démontre la
puissance tactique de la machine mais aussi son manque de rusticité et son constant besoin de maintenance.


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